Le lundi 16 juin 2025, l’Afrique célèbre la Journée mondiale de l’Enfant africain autour du thème :
« Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès depuis 2010 ». Ce thème met en lumière la responsabilité des États africains à allouer des ressources suffisantes et spécifiques pour garantir les droits fondamentaux des enfants, notamment en matière d’éducation, de santé, de protection et de participation.
La planification et la budgétisation des droits de l’enfant constituent des leviers essentiels pour traduire les engagements politiques en actions concrètes et mesurables. Depuis 2010, des progrès ont été enregistrés dans plusieurs pays africains, mais des défis persistent, notamment en ce qui concerne l’effectivité des financements et leur adéquation aux besoins réels des enfants. Cette journée est ainsi l’occasion d’évaluer les efforts réalisés, d’identifier les insuffisances et de renforcer les politiques publiques afin qu’elles soient durables, inclusives et centrées sur l’intérêt supérieur de l’enfant.
La Journée mondiale de l’Enfant africain a été instituée en 1991 par l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), aujourd’hui remplacée par l’Union Africaine (UA). Elle commémore le massacre du 16 juin 1976 à Soweto, en Afrique du Sud, où de nombreux écoliers noirs ont été brutalement réprimés, torturés et tués lors d’une manifestation contre l’imposition de l’afrikaans comme langue d’enseignement. Ces événements tragiques ont marqué un tournant dans la lutte pour les droits de l’enfant en Afrique, révélant les profondes inégalités dans l’accès à l’éducation et suscitant une prise de conscience continentale.
Chaque année, cette journée offre un cadre de mobilisation pour les gouvernements, les organisations internationales et la société civile, afin de réaffirmer leur engagement à améliorer le bien-être des enfants africains et à garantir leurs droits sans discrimination.
L’action de WOPI en faveur des droits de l’enfant

Women Peace Initiatives contribue activement à cette dynamique à travers des actions concrètes en faveur des droits de l’enfant, notamment l’accompagnement des parents dans les procédures d’obtention des actes de naissance. L’acte de naissance est un document fondamental qui donne une existence légale à l’enfant. Il établit la citoyenneté, l’appartenance à une famille et à une nation, et garantit le droit à l’identité.
L’enregistrement des naissances permet également aux enfants :
- de connaître leurs parents,
- de s’inscrire à l’école et d’accéder à l’éducation,
- de bénéficier des services de santé et de protection sociale.
À ce titre, WOPI se félicite du travail accompli dans le cadre de ses projets d’état civil, qui contribuent à réduire le nombre d’enfants sans identité légale et à renforcer leur protection contre les formes d’exclusion et de vulnérabilité. Garantir les droits de l’enfant passe nécessairement par une volonté politique forte, une budgétisation adaptée et un engagement collectif durable. Investir dans les enfants aujourd’hui, c’est bâtir des sociétés plus justes, pacifiques et résilientes demain. À l’occasion de cette Journée mondiale de l’Enfant africain, WOPI appelle les décideurs, les partenaires et les communautés à faire des droits de l’enfant une priorité réelle, soutenue par des ressources suffisantes et des actions concrètes.