
Dans le cadre de la célébration couplée de la 15e Journée africaine de la décentralisation et du développement local et de la IXe Journée africaine de l’enregistrement des faits d’état civil et de la production des statistiques de l’état civil, une réunion s’est tenue le lundi 10 août 2026 dans la salle des conférences du Conseil régional du Littoral, à Bonanjo, Douala. Célébrées chaque année le 10 août, ces journées constituent une occasion de réfléchir aux enjeux liés au développement local, à l’accès aux services essentiels et à l’amélioration des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil.
La rencontre a été présidée par Madame la Déléguée régionale du Ministère de la Décentralisation et du Développement local (MINDDEVEL), en présence de plusieurs acteurs institutionnels et partenaires, notamment des responsables du Bureau national de l’état civil (BUNEC), du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM), de la société HYSACAM, du représentant du maire de la ville ainsi que de la représentante du Gouverneur de la région du Littoral.
Le thème retenu pour cette célébration a placé l’accent sur l’eau et l’assainissement, avec plusieurs interventions consacrées à la gestion de ces services essentiels, à leur prise en charge au niveau communautaire ainsi qu’à la viabilisation et à la pérennisation des points d’eau dans la région du Littoral. Une attention particulière a été accordée à la situation de la ville de Douala, confrontée à d’importants défis en matière d’assainissement urbain et de gestion des déchets. Dans son intervention, le responsable de HYSACAM a notamment abordé la problématique de l’insalubrité urbaine et de la collecte des déchets. Interrogé sur les perspectives d’amélioration de la gestion des ordures, il a indiqué qu’environ 300 véhicules supplémentaires étaient attendus en septembre 2026, afin de renforcer les capacités de ramassage des déchets dans les villes du Cameroun. Le FEICOM a également présenté son rôle en tant qu’organisme public à caractère économique et financier. Son représentant a notamment évoqué la mise en place, en novembre 2024, d’une résolution de son conseil d’administration ayant conduit à l’ouverture d’un guichet consacré aux appels à projets.
Les échanges ont également permis de revenir sur les évolutions récentes du système d’état civil au Cameroun. La Cheffe d’agence du BUNEC pour le Littoral a rappelé qu’une loi adoptée en décembre 2024 avait introduit plusieurs innovations dans le domaine de l’état civil. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte où les politiques nationales de développement visent notamment à faciliter l’accès des citoyens aux documents d’identification essentiels, parmi lesquels l’acte de naissance, la carte nationale d’identité et le passeport. L’établissement des actes de naissance dès les premiers moments de la vie constitue ainsi un enjeu important. Des mesures sont envisagées afin de renforcer l’intégration des services d’état civil dans les centres de santé et de faciliter l’établissement des actes dès la naissance des enfants. Cette orientation rejoint les préoccupations portées de longue date par les organisations de la société civile engagées dans la promotion de l’état civil, notamment en matière de sensibilisation des populations et d’accompagnement des familles dans les démarches administratives.
Au terme des échanges, plusieurs orientations se sont dégagées, notamment la nécessité de renforcer la durabilité des points d’eau, la gestion communautaire des ressources et infrastructures, ainsi que la digitalisation de l’enregistrement des faits d’état civil. Ces priorités rappellent que le développement local ne peut être dissocié de l’accès effectif des populations aux services essentiels et aux documents qui garantissent leur identité et leur participation à la vie sociale. Women Peace Initiatives continue dans la lancée d’améliorer la gouvernance locale, renforcer l’accès aux droits et contribuer à des communautés mieux informées et plus résilientes. L’amélioration de l’état civil, tout comme l’accès à l’eau et à un environnement sain, constitue en effet un élément important de la cohésion sociale et du développement durable.